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15 ans à tendre la main

publié le 20 févr. 2015 à 10:29 par Serge Marcoux   [ mis à jour le·29 nov. 2016 à 16:40 par Fondation Crépuscule ]

Hubert Lapointe, Beauce Media    Jeudi 19 février 2015 11:50:46 HNE

Aider à petite ou à grande échelle, l'essence est la même. Ce qui compte, c'est aider. Voilà le message de la conférence offerte par Jean-Pierre Taschereau, responsable des opérations d’urgence de la Fédération internationale de la Croix-Rouge, à l'occasion du 19e déjeuner annuel de la Saint-Valentin organisé par la Fondation Le Crépuscule. La présentation a eu lieu le jeudi 19 février à la salle municipale de Saint-Elzéar, devant quelque 220 convives.

Depuis 1999, le travail humanitaire a littéralement transporté Jean-Pierre Taschereau aux quatre coins du globe, et ce, dans toutes sortes de situations. « Dans mon travail, il n'y a pas juste de la mort et de la désolation, il y a différentes nuances de gris », a-t-il commencé.

Bien entendu, les situations, chacune plus difficile que sa précédente, l'ont amené à vivre toute une gamme d'émotions. « Le plus dur est d'établir une relation de confiance dans un conflit armé. Des “happy ending”, il y en a relativement peu. »

Par ailleurs, M. Taschereau a raconté quelques moments inoubliables de ses aventures, dans lesquels un peu de volonté a permis de soutenir de nombreuses communautés. « C'est ça qui arrive quand tout le monde travaille dans le même sens. Y'a rien qu'on ne peut pas faire! », a-t-il poursuivi.

Combien de morts?

Ensuite, le conférencier a présenté une étrange réalité: soit la propension de la communauté internationale à réagir aux catastrophes selon le nombre de morts. « La solidarité marche au nombre de morts, mais malheureusement, les morts, on ne peut pas les aider… »

À titre d'exemple, il a fait savoir qu'il était difficile d'obtenir de l'aide lorsque l'épidémie d'Ebola est apparue sur le continent africain. « Ça n'était pas assez sexy pour alerter la communauté internationale. » Pourtant, aussitôt qu'une seule personne a contracté la maladie au Mexique, la folie a commencé. « Les pays se sont mis à dépenser des sommes astronomiques pour des contrôles inutiles, alors que le besoin était ailleurs. Ça laisse un goût amer… »

Aujourd'hui, M. Taschereau a reçu un nouveau mandat à Gatineau, où il prépare le Canada à un tremblement de terre qui aura lieu en Colombie-Britannique. « Ce sera peut-être demain matin, ou peut-être dans 1000 ans, mais il va y en avoir un. »

Ainsi, Jean-Pierre Taschereau espère qu'à travers ses « moments de vie surréels », les auditeurs auront réalisé l'importance d'aider son prochain, et ce, que ce soit à l'étranger ou dans notre propre cour. « Il suffit de vouloir aider. »

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